Dès son arrivée en Suisse en 1989, cette canadienne née en 1968 au Québec se plonge dans les arts pour ne plus jamais en sortir.
Elle s’est frottée à différentes techniques (dessin, aquarelle, pastel, fabrication de papier, collage) avant d’opter pour l’huile. Elle en a ensuite approfondi les effets de transparence auprès de France Fattebert. Les premières années d’expositions furent surtout celles du support de papier et de bois. Par la suite elle intègrera l’acrylique et la toile qui font partie de son œuvre aujourd’hui.
Comment explique-t-elle sa démarche et pourquoi choisir l’abstraction ?
Difficile de trouver les mots justes quand on préfère s’exprimer au travers des couleurs, des formes et des textures…
Les territoires de la peinture abstraite me permettent de traduire des sentiments intérieurs qui vont au-delà de la simple vision des choses et que je n’arrive pas toujours à verbaliser. La peinture abstraite offre une grande liberté dans la direction de l’œuvre. Souvent, pendant mon travail une image émerge et s’impose à moi, prenant de l’espace, je la laisse alors se dévoiler et je l’apprivoise pour finir par lui accorder la place qu’elle réclame sur la toile.
Ma peinture évoque fréquemment une ouverture, un chemin, un passage, une voie, qu’elle soit large ou aussi étroite qu’une faille. Elle va vers un univers différent. Un lieu qui me plaît. Un refuge qui est constamment rêvé et transformé. Un endroit où chacun est libre d’imaginer, et de faire le cheminement comme il l’entend, de se laisser bercer par les couleurs et les formes.